Troubles du sommeil : comprendre et retrouver des nuits réparatrices Dormir est l’un des piliers fondamentaux de la santé mentale et physique. Pourtant, près d’une personne sur trois rencontre des difficultés de sommeil au cours de sa vie. Insomnie, réveils nocturnes, difficultés d’endormissement, sommeil non réparateur : les troubles du sommeil sont souvent minimisés mais ils ont un impact majeur sur l’humeur, la concentration, la gestion émotionnelle, la qualité de vie et même les relations familiales. C’est l’un des premiers indicateurs surveillé en cas de difficulté psychique notamment pour identifier un état dépressif. Parce que le sommeil touche à la fois le corps, l’esprit et la réponse émotionnelle, il nécessite une approche thérapeutique globale. Nous avons développé un programme d’accompagnement spécifique et inédit en trois mois (possible en présentiel et en distanciel), alliant Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC), thérapie psychodynamique, sophrologie et hypnose, pour aider les adultes, les enfants (à partir de 7 ans), les adolescents à retrouver un sommeil apaisé et durable. Dans cet article, nous vous proposons de comprendre les mécanismes des troubles du sommeil et de découvrir comment notre approche intégrative peut profondément transformer vos nuits… et vos journées ! Comprendre les troubles du sommeil : quand le cerveau reste en “ hypervigilance” Un trouble du sommeil n’est jamais le fruit du hasard. Il résulte d’une combinaison de facteurs physiologiques, psychologiques, émotionnels ou environnementaux. Le corps, conçu pour alterner cycles de veille et de sommeil, se retrouve alors bloqué dans une forme d’hyperactivation. Les causes les plus fréquentes : Le stress et les ruminations : le cerveau s’emballe, anticipe, s’inquiète, tourne en boucle. La charge mentale, très fréquente chez les parents et les personnes surinvesties au travail. Les habitudes de sommeil perturbées : écrans, horaires irréguliers, manque d’exposition à la lumière du jour. Les transitions de vie : arrivée de bébé, séparation, surcharge professionnelle, maladie d’un proche… Les douleurs ou tensions corporelles qui empêchent l’endormissement ou provoquent des réveils. Certaines croyances (“je ne dors jamais bien”, “si je ne dors pas, je vais être incapable demain”) qui entretiennent l’insomnie. Au-delà des causes, il existe un cercle vicieux bien connu en psychologie du sommeil : plus on pense au sommeil, moins on dort. Le stress de ne pas dormir devient lui-même un obstacle au sommeil, ce que les TCC ciblent précisément. Pourquoi une approche thérapeutique intégrative ? Chaque personne dort différemment. Chaque difficulté est unique. C’est pourquoi une seule méthode ne suffit souvent pas. Les TCC permettent de modifier les comportements et pensées qui maintiennent l’insomnie. La thérapie psychodynamique permet de comprendre les émotions refoulées qui maintiennent l’hypervigilance La sophrologie apaise le système nerveux et apprend au corps à se relâcher. L’hypnose agit en profondeur sur le mental, les émotions, et les automatismes inconscients liés au sommeil. En combinant ces approches, le programme propose un travail complet : sur le cerveau, le corps et les émotions. Les TCC du sommeil : la méthode la plus efficace scientifiquement** Les TCC-I (Thérapies Cognitives et Comportementales de l’Insomnie) sont aujourd’hui l’approche n°1 recommandée par toutes les autorités de santé. Elles permettent de retrouver un sommeil naturel, sans dépendance et sans forcer. Elles ciblent notamment : Les comportements inadaptés comme rester des heures au lit éveillé, se coucher trop tôt “pour récupérer”, ou alterner nuits courtes et grasses matinées. Les pensées anxiogènes qui maintiennent l’hypervigilance. La régulation des cycles veille/sommeil grâce à des outils comme le contrôle des stimuli, la restriction du sommeil ou la routine d’endormissement. Les séances permettent de comprendre comment fonctionne votre sommeil et de mettre en place des actions concrètes qui améliorent vos nuits dès les premières semaines. La thérapie psychodynamique : comprendre les racines profondes de l’insomnie Si les troubles du sommeil sont souvent liés au stress, aux habitudes ou à des pensées envahissantes, ils peuvent parfois s’inscrire dans une histoire personnelle plus profonde. C’est là qu’intervient l’apport de la thérapie psychodynamique. Cette approche, issue de la psychanalyse moderne, permet d’explorer les zones inconscientes, les conflits internes, les peurs, les non-dits ou les schémas relationnels anciens qui peuvent se rejouer pendant la nuit. Le sommeil, moment de vulnérabilité, peut parfois réveiller des angoisses enfouies : peur de perdre le contrôle, sensations d’abandon, surcharge émotionnelle non exprimée… La thérapie psychodynamique offre un espace sécurisé pour mettre des mots sur ces zones sensibles et comprendre ce que le symptôme “insomnie” tente d’exprimer. Cette approche donne du sens aux troubles du sommeil et permet de traiter le sujet à la racine, plutôt que seulement se concentrer sur un symptôme à supprimer. Cela nous permet de prévenir d’éventuelles rechutes. La sophrologie : réapprendre au corps à se relâcher Le quotidien peut laisser le corps tendu, chargé, sous pression constante. Or, sans détente physique, il ne peut pas passer naturellement en mode “sommeil”. La sophrologie agit comme un « reset corporel » : elle apaise le système nerveux autonome, diminue la tension musculaire et ralentit le rythme cardiaque. Elle est particulièrement efficace lorsque : Le corps est en hyperactivation. Les tensions physiques empêchent l’endormissement. Le mental ne parvient plus à se poser. Les réveils nocturnes surviennent avec des sensations de stress. Au fil des séances, les exercices deviennent de véritables rituels du soir, favorisant un endormissement naturel et durable. Nous vous livrons par ailleurs tous les audios de vos séances pour les réutiliser autant que nécessaire chez vous. L’hypnose : libérer les automatismes inconscients qui bloquent le sommeil Outil majeur de notre programme, l’hypnose ne cesse de nous impressionner par les résultats qu’elle offre. Le sommeil est un état inconscient : il ne peut pas être forcé volontairement. L’hypnose est donc un outil particulièrement puissant pour : Reprogrammer les associations négatives liées au sommeil (peur de la nuit, anticipation des insomnies). Diminuer l’hyperactivé mentale. Installer une sécurité intérieure et une sensation de lâcher prise. Modifier en profondeur les schémas émotionnels qui perturbent les nuits. C’est un accompagnement doux qui permet de travailler au cœur des blocages. Nous notons généralement une progression conséquente après le cycle d’hypnose. Retrouver le sommeil, c’est retrouver votre
Stress au travail : un impact sous-estimé sur le couple et les enfants
Qu’est-ce que le stress ? Le stress est une réponse physiologique déclenchée par le corps face à une instabilité passagère qu’elle soit source d’un danger réel ou qu’elle représente une menace physique ou psychologique. Le stress a pour fonction de maintenir l’état d’alerte du corps afin de nous protéger des dangers environnants. Il s’agit d’un réflexe archaïque nécessaire à notre survie en nous permettant d’adopter les stratégies d’adaptation les plus efficaces. Quelques chiffres : On ne compte plus les études annuelles sur le stress et son impact sur la santé de tous. Si on se réfère aux résultats du sondage OpinionWay (Fondation Ramsay Générale de la santé 2017), le stress touche 9 français sur 10. En 2021, un français sur deux indique avoir ressenti du stress. Il touche principalement les femmes (7 sur 10). Plus d’un jeune sur deux, 57% environ de 25 à 35 ans a ressenti un stress quotidien. L’INRS dans son étude sur le stress au travail de 2023 montre qu’environ 200 000 personnes développent chaque année une maladie liée au stress. Le stress à cause du travail est celui qui impacte le plus de monde. C’est pourquoi nous avons créé le programme d’accompagnement « Stress au travail : impact sur toute la famille ». Pression des résultats, surcharge de tâches, conflits professionnels, peur de l’échec ou de l’instabilité financière… Ce stress, s’il n’est pas reconnu ni géré, ne reste pas cantonné à la sphère professionnelle. Il s’invite dans la maison, dans les relations avec le conjoint et avec les enfants, souvent de manière insidieuse. Combien de fois avons-nous entendu dans notre entourage : « je suis tout le temps stressé », « beaucoup de stress en ce moment », « je dors mal à cause du stress depuis toujours », « ça va mal au boulot, je me réveille trop tôt tous les jours ». Quand le sommeil est impacté, quand la personne se plaint quotidiennement de sensations désagréables, il est déjà trop tard, et le sujet est à prendre en compte d’urgence pour éviter son aggravation (allant du burnout à la dépression) Les premiers signes à prendre en compte Signes physiques Fatigue chronique Tensions musculaires Troubles du sommeil : Difficultés à s’endormir, réveils nocturnes, cauchemars, sommeil non réparateur. Palpitations, essoufflement, troubles digestifs Signes émotionnels et cognitifs Irritabilité : Anxiété diffuse Difficultés de concentration Perte de motivation Signes comportementaux Retrait social Hyperactivité Consommation excessive Moins de patience avec les enfants ou le partenaire Face à tous ces signaux, les conséquences sur la famille et les relations parents/enfants ne sont pas négligeables. Aider la personne stressée sans s’intéresser au système dans lequel elle vit ne sera pas forcément productif. Il est primordial aussi d’accompagner le reste de la famille pour permettre à chacun de pouvoir extérioriser ses difficultés et revenir à des relations sereines et un système qui n’alimentera pas le stress du sujet. Quelles conséquences ? Le but ici n’est pas de culpabiliser la personne stressée mais d’apporter des clés de compréhension des effets du stress pour mieux l’appréhender : Carence de présence émotionnelle : Quand le parent est préoccupé par le travail, toute son énergie psychique est consacrée à ce stress, il est moins disponible pour son entourage. Par exemple, au moment du coucher ou le matin au réveil, si l’enfant est en demande affective, qu’il réclame son parent, ce dernier déjà épuisé pourra avoir tendance à le repousser, à demander un peu de solitude. Tensions conjugales : Par cette sensation de surmenage, le stress augmente l’irritabilité. La personne peut se sentir constamment agressée ce qui impacte la communication dans le couple. Les conflits conjugaux sont plus importants et à terme les dégâts peuvent mener à la rupture ou au divorce. Combien de fois avons-nous entendu des échanges comme « c’est pas le moment, je suis fatigué de ma journée, tu te rends pas compte de ce que je vis et tu m’en demandes toujours plus ? » Climat familial tendu : Les enfants, même jeunes, perçoivent les tensions. Ils peuvent se sentir responsables ou développer eux-mêmes de l’anxiété ou des troubles du comportement en réponse à un climat familial tendu. Souvent, les enfants développent une hypervigilance et adoptent des stratégies pour éviter les tensions ce qui peut les stresser eux même. Ils peuvent alors avoir des réactions impulsives sous l’effet d’un trop plein d’inhibition. Cela engendre un conflit supplémentaire alimentant encore le stress de départ et détériorant le climat familial. Modèle parental : En observant leurs parents stressés, les enfants intègrent des modèles de gestion émotionnelle qui influencent leur propre rapport au stress. A terme, les enfants finissent par intégrer ce stress comme un mode de fonctionnement classique. Ils auront tendance à se montrer plus facilement stressés, pire encore, il s’agira pour certains d’entre eux, la seule manière de se sentir réellement productif. A l’âge adulte, ils développent beaucoup plus de chances de tomber dans la dépression ou le burnout. Quelles solutions ? Un programme d’accompagnement multithérapie en 3 mois pour les personnes stressées par leur travail et dont les effets se font ressentir sur la famille. Par la TCC (Thérapie Cognitivo-comportementale), nous vous aiderons comprendre les mécanismes déclencheurs de son stress. Avec l’étude de vos habitudes hygiéno-diététiques, vos mécanismes de fonctionnement, la place du travail dans votre quotidien, votre organisation familiale nous vous accompagnons à développer les bonnes stratégies d’adaptation pour un retour à la sérénité. Par la psychanalyse , nous vous aiderons à identifier les mécanismes inconscients en jeu dans le rapport au travail, à la performance souvent mis au mauvais plans. Est-ce pour combler un manque d’estime de soi ? Une volonté de faire ses preuves mais jusqu’à quel point ? Faut-il en arriver au burn-out et à la dépression ? A cela, nous ajoutons des thérapies douces comme l’hypnose et la sophrologie qui vous donneront les moyens pour revenir au calme intérieur par des méthodes de relaxation et d’apaisement. Quels bénéfices ? Foyer plus harmonieux Meilleure qualité relationnelle parent-enfant Impact positif sur le couple Renforcement de la résilience familiale (la famille apprend à traverser les défis ensemble) Prévention des problèmes de santé mentale plus profonds
Angoisse, Attaques de panique : Comprendre pour mieux vivre avec
Qu’est ce que l’angoisse ? L’angoisse se rapproche de l’anxiété car elle est toujours prédictive et anticipatoire. Toutefois, la traduction de l’angoisse dans le corps est plus marquante se manifestant par des crises amenant un sentiment d’oppression, d’étouffement, la sensation d’une mort imminente. Elle est le signal d’un mal-être psychique important sur lequel il est compliqué de mettre des mots précis pour le patient. Souvent vécue en silence, la personne se sent seule et encore plus isolée dans son mal-être. Les sensations physiques sont telles que la personne peut penser à une origine somatique de ses troubles (problèmes respiratoires ou cardiaques, maladies de l’estomac etc.) Elle se caractérise par des crises provoquant une sensation d’oppression dans la poitrine, des difficultés respiratoires, une augmentation du rythme cardiaque, un nœud dans la gorge ou l’estomac, une boule au ventre. C’est ce qu’on appelle communément la crise d’angoisse ou l’attaque panique. Cet état de détresse est tel que nous avons souhaité accompagner les personnes atteintes et leur entourage. Comme vous le verrez dans cette article, quand une personne de la famille souffre d’angoisse, c’est en réalité sur tous les membres que cela se répercute. Il n’est pas rare de voir apparaitre l’angoisse progressivement chez chaque membre à des niveaux différents. L’angoisse n’est pas une fatalité, il y a des solutions. Nous croyons en l’efficacité de la combinaison de plusieurs thérapies pour des résultats efficaces et rapides avec comme socle une alliance TCC et thérapie psychodynamique. On définit ensemble vos besoins et le programme adapté. Nous ajoutons en complément des séances d’’hypnose et de sophrologie pour imprimer durablement la sérénité en vous. Quand l’angoisse touche un parent Nous avons été confrontés à beaucoup de parents qui vivent des moments d’angoisse très violents — palpitations, étourdissements, peurs incontrôlables, sentiment d’être submergé, sans comprendre pourquoi. Souvent, ils essaient de «tenir» pour leurs enfants, leur couple mais cette douleur intérieure se traduit quotidiennement par Une fatigue mentale extrême Une irritabilité inexpliquée Des absences émotionnelles fréquentes Un besoin constant de tout contrôler pour ne pas perdre pied Une culpabilité énorme en se sentant faible et en proie à la peur Quelles conséquences sur la famille ? Quand un parent vit quotidiennement dans l’angoisse, peu importe que cela soit sous la forme de crise d’angoisse, de crise de panique, de peurs incontrôlables ou d’une tension constante cela se répand peu à peu dans toute la famille , comme une onde de choc silencieuse qui modifie le climat émotionnel à la maison. Parmi les conséquences les plus fréquentes, on a : Un climat familial tendu et instable Un parent angoissé va vivre de nombreux changements d’état émotionnel, passant du calme à un état d’alerte maximale. Tout le monde entre alors en vigilance pour limiter un maximum l’angoisse. Des tensions accrues dans le couple L’autre parent peut se sentir désemparé face à ces montées d’angoisse. Ne sachant comment aider, Il peut avoir du mal à comprendre ce qui se joue pour l’autre et peut se retrouver submergé par les ressentis du conjoint et la nécessité de préserver le reste de la famille. Cela peut générer des conflits, de l’éloignement, une perte de complicité menant parfois à la rupture amoureuse voire au divorce. Un impact sur les enfants: Les enfants perçoivent intuitivement l’état émotionnel de leurs parents. Ils peuvent ressentir une insécurité affective et cela peut les pousser à : L’hypervigilance (anticiper tout danger ou comportements pouvant mener à la détresse du parent) Développer lui-même de l’anxiété ou des phobies par mimétisme ou comme signal d’alerte Se replier sur lui-même ou au contraire, exprimer sa détresse par des crises ou de l’agressivité. Perte de repères et de joie de vivre : Il n’y a plus de place laisser à l’imprévu. Les sorties, les projets ou simplement les moments de détente sont annulés ou vécus dans la tension. On pense à survivre au quotidien plutôt qu’à en profiter. Sentiment de culpabilité et isolement : Le parent ressent souvent de la honte ou de la culpabilité (“Je n’arrive pas à être là pour eux”, “Je leur gâche la vie”). Cela peut le pousser à s’isoler davantage, ce qui accentue encore la distance avec ses proches et augmente le niveau d’angoisse. Ils culpabilisent d’autant plus qu’ils ne trouvent pas de raisons apparentes à leur angoisse. Cette liste n’a pas volonté à culpabiliser le parent anxieux mais à tenir compte de tout ce qui se joue quand l’un des membres de la famille est en souffrance. S’attaquer au système est inévitable si l’on veut un retour à la sérénité et l’harmonie familiale. Quand l’angoisse touche un enfant Un enfant peut développer de l’angoisse face à une situation imprévisible, une séparation, ou même une atmosphère familiale chargée d’inquiétude. Il peut : Manifester des crises de panique, des crises d’angoisse sans cause apparente Exprimer un manque de confiance en lui : une peur constante de faire une erreur, Présenter une anxiété de séparation avec les parents Présenter des symptômes physiques (mal au ventre, maux de tête) sans cause médicale Quelles conséquences sur la famille Tension émotionnelle importante Les parents peuvent vivre une montée d’inquiétude constante : « Et si ça recommence ? » « Pourquoi il ne va pas mieux ? ». Dans un état d’hypervigilance permanente, la charge mentale des parents est énorme. Perturbation du rythme familial Un enfant en proie à l’angoisse peut avoir du mal à dormir seul, à aller à l’école, à sortir de la maison ou même à participer aux activités quotidiennes. Cela peut entraîner des retards, annulations, ajustements permanents… ce qui finit par bouleverser le quotidien de tous. Impact sur la fratrie Les frères et sœurs peuvent ressentir de la frustration, de la jalousie ou de l’incompréhension face à l’attention accrue portée sur l’enfant anxieux. Ils peuvent avoir du ressentiment face aux bouleversements du quotidien liés à l’angoisse de leur frère/sœur. Ils peuvent finir par développer eux-mêmes de l’angoisse. Conflit entre les parents Face à l’angoisse de l’enfant, les parents peuvent adopter des approches différentes et se montrer en désaccord sur l’éducation (l’un plus stricte
Anxiété : Des solutions existent
Qu’est ce que l’anxiété ? Distinguer le normal du pathologique Contrairement au stress qui se présente lors de la manifestation du danger, l’anxiété est toujours anticipatoire. Elle est caractérisée par une sensation déplaisante, inconfortable d’appréhension pouvant s’accompagner de tensions corporelles (muscles tendus) et d’un état d’hypervigilance. C’est un état que nous expérimentons tous, transitoire et se dissipant généralement rapidement. Elle permet au corps de se mettre en état d’alerte en améliorant nos performances physiques et cognitives pour une meilleure anticipation de ce qui pourrait arriver. Elle va devenir problématique si la réaction dépasse l’ampleur de la menace réelle, les préoccupations exprimées sont disproportionnées et accompagnées d’un sentiment de mal-être excessif en rapport avec la situation. On parlera d’anxiété pathologique et donc de trouble anxieux. Et ce n’est pas qu’un problème individuel : lorsque l’un des membres d’une famille vit de l’anxiété au quotidien, cela résonne dans toute la maison. Par des séances de TCC et de thérapies psychodynamique, nous pouvons accompagner toutes les personnes anxieuses à mieux se comprendre et se libérer enfin de l’anxiété qui les ronge. L’hypnose et la sophrologie en complément sont également des méthodes très efficaces pour apprendre à mieux gérer les manifestations anxieuses. Quelles manifestations pour la personne anxieuse ? Elle va alors s’exprimer au niveau physique par des altérations du rythme du sommeil, des soucis digestifs, palpitations cardiaques, des engourdissements, étourdissements, des maux de tête, une transpiration importante (oscillation entre bouffées de chaleur et frissons), des tremblements… Au niveau psychologique, la personne anxieuse sera préoccupée avec une sensation de perte de contrôle sur tout ce qui lui arrive. Elle témoignera de fluctuations émotionnelles importante (colère, peur, tristesse etc) accompagnée de beaucoup de scrupules et d’une culpabilité importante. Au niveau cognitif, la personne aux prises de toutes ces manifestations ressentira une fatigue importante amenant des difficultés de concentration, l’intrusion de pensées obsessionnelles liées à des peurs, souvent incontrôlables et « tournant en boucle dans la tête ». L’anxiété parentale Combien de parents avons-nous entendu dire qu’ils ont l’impression de “tenir” tant bien que mal, tout en sentant que leurs relations se détériorent. Ce qu’ils ne réalisent pas toujours, c’est que cette anxiété non gérée a un impact direct sur : Les enfants , qui perçoivent les tensions, bien qu’on essaie de les cacher Le couple , où les conflits peuvent s’intensifier sous la pression. La dynamique familiale , où règnent parfois un climat d’insécurité émotionnelle ou une hypervigilance constante. Anxiété parentale et impact sur la famille Irritabilité : La personne peut s’énerver plus facilement pour des détails. Anticipation : Le sujet anxieux va dépenser énormément d’énergie psychique à vouloir contrôler tout son environnement et ce qui pourrait arriver. Retrait émotionnel : Il ne reste que peu d’énergie à la personne pour être convenablement présente et en soutien de ses proches Eloignement dans le couple : Le conjoint peut se retrouver blessé par la distance. Il peut se sentir surmené par la charge supplémentaire laissée par la personne anxieuse ne pouvant être d’un soutien égal dans le partage des taches Anxiété chez les enfants : Ils vont absorber cette anxiété ce qui va les amener à se replier sur eux même ou à l’inverse s’agiter. Sensibilité à l’imprévu : Toute situation non anticipée va générer un stress intense qui alimentera l’anxiété et la volonté anticipatoire ne fera que grandir. Il ne s’agit pas ici de culpabiliser la personne anxieuse qui vit une souffrance bien réelle. Toutefois, prendre conscience de ses difficultés est un premier pas vers la recherche de solution pour un mieux être personnel qui s’en ressentira sur toute la famille. L’anxiété chez l’enfant : quels signes ? L’anxiété chez l’enfant peut arriver sans prévenir et les signes sont plus complexes que ceux exprimés par l’adulte. Cela peut commencer par : Une inquiétude persistante (terreurs nocturnes, phobie scolaire, crainte de séparation), Des comportements agressifs ou oppositionnels qui peuvent à tort faire penser à un trouble du comportement alors qu’il s’agit d’un signal de détresse Des plaintes de douleurs somatiques (maux de ventre, maux de tête) Des troubles du sommeil ou de l’alimentation, Des difficultés de concentration Une hypervigilance, une appréhension constante aux nouvelles activités Un repli sur soi Souvent, ces manifestations sont le miroir d’un stress ambiant : un parent stressé, une ambiance tendue à la maison, un environnement perçu comme instable ou imprévisible. Quand un enfant vit de l’anxiété, cela se ressent dans la vie familiale de plusieurs façons. Voici quelques signes que l’anxiété de l’enfant peut impacter tout le système familial : Un équilibre familial bousculé Toute la famille se trouve alors impactée par les difficultés que rencontre l’enfant. Cela se manifeste par : Des tensions constantes à la maison : Les disputes, les cris ou les confrontations deviennent fréquents, même autour de situations banales. Tout le monde marche sur des œufs, en essayant d’éviter les déclencheurs d’angoisse de l’enfant. Des conséquences sur la fratrie : Perte de repères, jalousie entre frère et sœurs menant à de l’agressivité. Possibilité de développer de l’anxiété pour récupérer un peu d’attention Fatigue mentale générale car se sont toutes les relations qui se trouvent complexifiée dans le couple où peuvent surgir des conflits conjugaux et dans la parentalité où la communication devient difficile Sentiment d’impuissance : La culpabilité, la fatigue font que les parents se trouvent démunis devant les pleurs, refus ou crises répétés de l’enfant. Cela peut aussi déclencher de l’anxiété chez les parents alimentant alors un cercle vicieux déjà bien installé. Des solutions existent. Et on peut vous aider ! Toutefois, il n’y a pas de fatalité. En identifiant la source de l’anxiété de l’enfant et en accompagnant toute la famille nous pouvons vous aider à revenir à un équilibre familial et serein. Nous vous accompagnons en présentiel et en distanciel en associant plusieurs thérapies TCC, thérapie psychodynamique, hypnothérapie et la sophrologie pour dégager un maximum d’efficacité en un temps défini ensemble.
Quand la dépression frappe à la porte : repérer les signes chez l’enfant et l’adulte
Quelques chiffres sur la dépression en France En France, près d’une personne sur cinq a souffert ou souffrira d’une dépression au cours de sa vie. Elle touche tous les âges de la vie. 12,5 % des 18-85 ans, 3% des 0-13 ans et 14% des 14-18ans ont vécu un épisode dépressif (données 2021, Santé Publique France). Il s’agit de l’un des troubles psychiques les plus fréquents. La France est l’un des pays les plus prescripteurs d’anti dépresseurs régulateurs de l’humeur avec 4.5 millions de prescriptions sur une année et 4.2 millions d’anxiolytiques prescrits également sur un an (Statista Research Department, 2021). Souvent banalisée, incomprise, et dissimulée derrière des masques de fatigue, de repli ou d’irritabilité, elle est la réalité de bon nombre de français impactant la vie sociale, familiale et professionnelle. Lorsque l’un des parents est atteint de dépression c’est toute la famille qui s’en trouve impactée. Notre expérience en cabinet nous permet alors de proposer des accompagnements personnalisés et pluridisciplinaires en fonction de vos besoins. Dépression d’un parent : quand la maison vacille La dépression peut prendre des formes différentes chez l’adulte es troubles dépressifs sont caractérisés par une tristesse ou une irritabilité suffisamment sévère ou persistante pour perturber le fonctionnement ou entraîner une souffrance considérable. Parmi les signes les plus courants : Tristesse persistante ou vide intérieur , sans raison apparente. Perte d’intérêt pour les activités habituellement appréciées (loisirs, travail, relations). Perte de motivation Fatigue constante , même sans cause physique évidente. Troubles du sommeil : insomnie ou hypersomnie (dormir beaucoup). Changements d’appétit : perte ou augmentation significative de l’appétit et du poids. Sentiments de culpabilité, d’inutilité ou d’échec . Difficultés de concentration, de mémoire ou de prise de décision. Irritabilité et/ou repli sur soi Pensées de mort ou idées suicidaires (à prendre très au sérieux). Important : si ces symptômes persistent pendant plus de deux semaines, il est crucial de consulter un professionnel de santé mentale. Quels impacts sur la famille ? Culpabilité des enfants : Les enfants peuvent se sentir inquiets, coupables ou responsables de la situation : « Est-ce que c’est de ma faute ? » , « Comment faire pour que papa ou maman se sente mieux ? » Surmenage du conjoint : Il peut se retrouver seul face aux responsabilités familiales, ce qui peut entraîner stress, fatigue voire ressentiment. A terme les relations dans le couple peuvent se détériorer. Relations sous tension : Les relations entre les membres de la famille deviennent plus tendues, marquées par l’isolement, la frustration ou l’absence d’émotions positives partagées. Quel suivi ? Il est essentiel de ne pas minimiser la souffrance du parent déprimé. Une prise en charge psychologique (thérapie, accompagnement) est cruciale. En parallèle, il est nécessaire de : Informer les enfants de manière adaptée à leur âge. Maintenir un climat sécurisant et rassurant. Mettre en place un soutien extérieur (réseau social, thérapeute familial). Encourager le parent à consulter, sans jugement ni pression. La dépression chez l’enfant/l’ado : un signal d’alerte à ne pas ignorer On pense encore (à tort) que les enfants sont trop jeunes pour connaître la dépression. Ses manifestations fondamentales sont semblables à celles de l’adulte tout en étant liées aux préoccupations infantiles (école, jeu etc.) La complexité réside dans le fait que les enfants ne sont parfois pas ne mesure d’exprimer clairement leurs émotions. Il faut suspecter une dépression quand l’enfant jusqu’alors ne réussite scolaire présente de moins bons résultats, se replie sur lui-même ou tombe dans la délinquance. Chez d’autres enfants, c’est l’irritabilité qui prédomine plus que la tristesse (différence avec la dépression de l’adulte). Cette irritabilité peut alors prendre la forme d’une hyperactivité et d’un comportement antisocial agressif. Parmi les signes à prendre en considération : Humeur triste ou irritabilité constante , sans motif évident. Retrait social : l’enfant évite les interactions avec les amis ou la famille. Baisse notable de la motivation ou des résultats scolaires. Perte ou augmentation de l’appétit ou du sommeil. Fatigue inhabituelle , difficulté à trouver l’énergie pour jouer ou aller à l’école. Expression de pensées négatives comme « je ne sers à rien », « personne ne m’aime ». Régression : comportement infantile (pipi au lit, besoin excessif de réconfort), peurs nouvelles. Douleurs physiques non expliquées médicalement (maux de ventre, maux de tête fréquents). Auto-agressivité ou idées suicidaires (chez les adolescents surtout, mais parfois aussi chez les jeunes enfants). Important : contrairement à une idée reçue, la dépression de l’enfant peut prendre des formes différentes de l’adulte. Elle nécessite une prise en charge rapide et adaptée. Quels impacts sur la famille ? Impuissance : Les parents se sentent souvent démunis, culpabilisent ou paniquent face à cette détresse qu’ils ne comprennent pas toujours. Conflits dans la fratrie : Les frères et sœurs peuvent ressentir de la jalousie si l’enfant déprimé capte plus d’attention, ou au contraire de l’inquiétude constante. De même que les relations peuvent se détériorer si l’enfant déprimé montre beaucoup d’irritabilité ou d’hyperactivité. Changements dans les habitudes : La dynamique familiale est bouleversée : on évite d’aborder le sujet, on marche sur des œufs, ou au contraire on nie la réalité. Quel suivi ? La dépression quand elle touche un membre de la famille n’est pas facile à vivre. Elle met à l’épreuve la résilience de chacun. C’est pourquoi, dans ces moments difficiles, il est précieux d’être accompagné de manière systémique. En tant que thérapeutes spécialisés dans le soutien familial, nous avons décidé de créer un programme entièrement dédié au traitement de la dépression à la fois pour le sujet concerné mais aussi pour accompagner l’entourage. Par la combinaison de différentes approches psychothérapeutiques, nous travaillons non seulement sur la souffrance individuelle mais aussi sur la reconstruction du lien familial pour permettre à chacun de retrouver un équilibre et une confiance mutuelle : TCC : réduction du syndrome dépressif (80 % d’efficacité). Psychanalyse : exploration des causes, des conflits internes et des mécanismes de défense. Thérapie familiale : restaurer les liens et la communication. Sophrologie & hypnose : ancrage, apaisement, ressources internes Besoin d’aide ? Parler est déjà un premier pas Si vous traversez une période difficile ou si un membre de votre famille semble en souffrance,
L’anxiété chez les jeunes parents : comprendre, prévenir et accompagner
L’anxiété parentale : une réalité fréquente mais taboue L’anxiété touche tous les jeunes parents. Elle est normale mais peut devenir pathologique si elle persiste et entrave la vie quotidienne. Au départ, l’enfant nait de l’union biologique et affective entre deux partenaires. Avoir un enfant c’est aussi désirer avec toutes les projections personnelles associées. « Mon enfant aura les yeux bleus », « je le vois médecin », « il fera ce qu’il aime ». C’est une étape majeure de la vie, souvent teintée d’émotions contradictoires : joie, excitation… mais aussi doutes, peurs et stress et ce, dès le début de la grossesse. En tant que parents en devenir, on se posera tout un tas de questions sur les changements organisationnels que va impliquer l’arrivée du bébé. On recevra aussi tous les commentaires extérieurs de nos proches, nos familles, nos amis, du personnel soignant partageant leurs expériences qui vont également modifier notre imaginaire. C’est là que vont se manifester les premières angoisses et manifestations d’anxiété. S’agissant d’un moment heureux de l’existence, nous n’avons pas tendance à détecter cette anxiété pourtant bien vécue et silencieusement toxique. Que ce soit durant la grossesse ou après l’accouchement, cette anxiété finit par surgir de toutes parts pouvant entrainer des conflits conjugaux : les fameux « baby clashs. » Des solutions existent et nous vous présenterons ci-dessous comment un programme d’accompagnement pluridisciplinaire peut aider les parents à préparer l’arrivée de bébé en toute sérénité ou à retrouver l’harmonie après la naissance et les premiers mois de vie de l’enfant. Comment s’installe l’anxiété ? Tout d’abord, il y a l’anxiété pendant la grossesse. Elle touche généralement la femme qui vit un bouleversement hormonal incontrôlable. La maman en devenir se retrouve alors submergée de pensées qu’elle n’a pas l’habitude d’avoir et qu’elle ne comprend pas. S’agissant du moment censé être le plus beau de sa vie, elle culpabilise de ressentir de la tristesse, de se poser des questions, de douter. C’est pourtant tout à fait normal et il se peut que le conjoint ne comprenne pas ce changement soudain d’attitude. Cela marque le premier moment d’éloignement dans le couple. La femme peut alors se sentir délaissée, entretenir du ressentiment, culpabiliser encore plus ce qui ne fera qu’augmenter son anxiété. Il y a également le stress que quelque chose arrive au bébé, que la grossesse n’aboutisse pas et qui peut impacter les deux parents. La communication est complexifiée. L’un ne souhaitant pas blesser l’autre, les sujets peuvent devenir tabous, chacun vivant en secret ses questionnements. A l’arrivée de bébé, il y a de nouvelles sources d’inquiétudes qui s’ajoutent à des mois de stress. Il y a la peur de mal faire, de ne pas parvenir à s’occuper correctement de l’enfant. Sous le poids de la fatigue, ces émotions sont exacerbées. La charge mentale augmente à mesure que les jours, les semaines et les mois passent que l’enfant évolue et que l’anxiété se transforme. Les signes à repérer Une inquiétude constante et excessive Des pensées envahissantes, souvent dévalorisantes en boucle : « Et si je faisais mal ? », « Et s’il lui arrivait quelque chose ? », « Je ne vais jamais y arriver… » Incapacité à se rassurer malgré le conjoint et l’entourage « Et si ça ne se passait pas bien ? » Anticipation anxieuse de chaque moment du quotidien (peur de l’accouchement, de la nouvelle organisation familiale, angoisse des pleurs, des sorties, du coucher de l’enfant… Des symptômes physiques liés au stress Troubles du sommeil, même quand bébé dort : impossibilité de s’endormir, réveils nocturnes, cauchemars Tensions musculaires, maux de tête, palpitations Fatigue psychique qui ne s’explique pas uniquement par les nuits entrecoupée Une hypervigilance constante Surveillance excessive lors de la grossesse (besoins d’échographies, prise de sang multiples pour s’assurer du bon déroulement de la grossesse.) A l’arrivée de bébé, un besoin compulsif de tout contrôler (alimentation, température, développement…) Difficulté à déléguer ou à faire confiance à l’autre parent ou aux proches. Anxiété à l’idée de laisser bébé à quelqu’un d’autre, même pour quelques minutes. Une baisse de l’estime de soi comme parent Sentiment d’être incompétents, pas à la hauteur. Jugement sévère et culpabilité constante. Impression de ne jamais faire « assez bien » tellement l’objectif et l’idéalisation que l’on projette est haute Réseaux sociaux qui montrent une image parfaite de la parentalité et dans laquelle il est impossible de se reconnaitre. Chaque moment imprévisible est un nouvel échec. Repli sur soi La fatigue, l’anxiété et la baisse d’estime de soi vont faire que les parents vont perdre l’envie de voir leur entourage. La culpabilité et la honte vont faire que les parents n’oseront pas confier les difficultés qu’ils rencontrent et préfèreront « faire comme si tout allait bien, puisque tout va bien chez les autres ». La solitude va devenir de plus en plus prégnante favorisant le cercle vicieux de l’anxiété ce qui finira par impacter le couple de manière plus profonde encore Tensions dans le couple Le repli va alors se traduire dans le couple où la communication sera encore plus difficile La fatigue, l’irritabilité, l’impatience et le sentiment d’être incompris ne vont cesser de grandir. On verra une diminution du lien affectif et à terme de l’intimité Les impacts sur le bébé Il ne s’agit pas ici de culpabiliser les parents. Cette situation est extrêmement fréquente et peu de couples (pour ne pas dire aucun) peuvent se targuer de n’avoir connu aucun bouleversement à ce moment là de leur existence. Il s’agit seulement d’ajouter des éléments de détection supplémentaire pour les parents pour les aider à une première prise de conscience. Les bébés sont des éponges à l’émotion des parents. Un climat émotionnel difficile dans les premiers mois de vie va s’enkyster chez l’enfant qui pourra développer de l’anxiété, une hypervigilance, être plus en demande de réassurance. Pas de fatalité, avec quelques ajustements, la situation peut s’améliorer. Le stress des parents peut entrainer ou favoriser les troubles du sommeil de l’enfant. Cela peut aussi se ressentir dans l’alimentation (refus de s’alimenter le plus souvent) ou par des troubles de l’attachement (sentiment d’insécurité et anxiété de séparation qui persiste)
Les addictions et leurs impacts sur la famille
Comprendre les addictions (alcool, drogues, alimentation, écrans…) Comment savoir si l’on est accro ? Selon l’OMS, l’addiction est un comportement répétitif échappant à toute maitrise de la personne et ce malgré la conscience des conséquences négatives qu’il engendre sur la santé, la vie sociale, professionnelle et familiale de la personne. On note deux types d’addictions : Aux substances Sans substances aussi appelées addictions comportementales Dans les deux cas le mécanisme est le même : la personne cherche à soulager un mal-être intérieur, un stress, une angoisse, combler un manque et c’est précisément ce qui entraine la compulsion, puis sa répétition, la dépendance et ce jusqu’à l’isolement de la personne. Que se passe-t-il quand on est accro ? Il faut prendre l’addiction pour ce qu’elle est réellement, un symptôme psychique qui traduit une volonté, souvent inconsciente, de faire face à une détresse intérieure. Plusieurs mécanismes entrent alors en action : Le circuit du plaisir immédiat : addiction à la libération de dopamine dans le cerveau Difficulté de régulation émotionnelle Le cycle de la compulsion : tension intérieure -> passage à l’acte ->soulagement temporaire -> culpabilité/honte -> nouveau mal être Ce cycle est alors auto-entretenu, souvent jugé par l’entourage ce qui renforce l’isolement et le sentiment d’impuissance de la personne concernée. Et pourtant, l’addiction est également difficile à vivre pour tout l’entourage. Quand elle touche un membre de la famille que ce soit un parent ou un enfant, il faut bien imaginer que chacun souffre de la détresse de la personne concernée. Un accompagnement de tous les membres est nécessaire pour permettre à chacun d’exprimer sa colère, son désarroi et revenir à l’équilibre pour tous les membres. C’est tout le système qu’il faut accompagner et c’est bien pour cela que nous avons orienté notre activité autour de la famille en proposant ainsi des accompagnements psychologiques systémiques. Le contexte de vie joue un rôle majeur : isolement social, violences subies, pression scolaire ou professionnelle, rupture amoureuse, conflits conjugaux, dépression, relations toxiques, les insomnies … Autant d’éléments qui peuvent créer un terreau propice à l’installation d’un comportement addictif. Dans certains milieux, la banalisation de certaines pratiques (consommation d’alcool, usage de psychotropes, temps d’écran et à internet…) renforcent cette vulnérabilité. Quand un parent est accro, quelles sont les conséquences sur la famille : Perte de repères pour les enfants Les enfants vivent dans un environnement instable et imprévisible où ils apprennent à être hypervigilants pour tenter de s’adapter à leur parent. La relation est insécurisante et peut entraîner du stress chronique, de l’anxiété, voire des troubles du comportement ou de l’attachement. Relations familiales dégradées Le climat familial devient tendu, marqué par des conflits, des tensions ou au contraire un silence pesant. Les autres membres de la famille marchent “sur des œufs” pour éviter les crises ou les confrontations. Les échanges se retrouvent progressivement tournés à la gestion de la crise liée à l’addiction, au lieu de favoriser des échanges authentiques. Impact sur le couple L’autre partenaire peut se sentir seul, coupable ou même complice sans le vouloir. Il y a souvent un déséquilibre dans l’investissement familial : l’un des parents prend plus de responsabilités (parentification). Des sentiments de colère, de frustration ou d’épuisement peuvent naître, menant à des conflits ou même à une rupture amoureuse ou un divorce. Enfants parentifiés Un enfant peut prendre inconsciemment le rôle d’adulte en cherchant à compenser le manque de fonctionnement parental : En s’occupant de ses frères et sœurs En cachant les problèmes à l’extérieur En tentant de raisonner ou de calmer le parent addict Cela peut avoir des conséquences graves sur son développement affectif et social. Honte et retrait social La famille peut cacher la situation aux amis, à la famille élargie, ou même aux professionnels. Elle vit dans la peur du jugement extérieur, ce qui renforce l’isolement. Les sorties, les fêtes, les moments en collectivité sont annulés ou vécus dans la tension. Risques accrus de transfert de l’addiction chez les enfants Les enfants élevés dans un environnement marqué par l’addiction ont un risque plus élevé de développer eux-mêmes des addictions plus tard (à l’alcool, aux substances, aux jeux, aux relations toxiques…). Ils peuvent reproduire inconsciemment les schémas observés ou chercher à combler un vide intérieur. Le but n’est pas de culpabiliser la personne accro mais d’apporter un éclairage sur les conséquences de l’addiction à la fois sur le sujet principalement concerné mais aussi pour tout son entourage. L’addiction n’est pas une fatalité. Et même si elle a déjà eu un impact sur la famille, il est toujours possible de reconstruire , de retrouver des liens sains et de créer un environnement sécurisant pour tous. Quelles solutions ? Accompagner un parent dans sa sortie de l’addiction, c’est offrir à toute la famille une chance de respirer, de grandir et de se reconnecter. Nous proposons des séances multithérapies qui vont permettre de vous accompagner dans l’arrêt de votre dépendance. Avec la TCC pour intellectualiser les mécanismes de l’addiction et travailler à des nouvelles prises de décision. Par la psychanalyse, l’addiction n’étant pas anodine et étant bien souvent (pour ne pas dire toujours) le résultat de mécanismes de défense que le sujet a été obligé de mettre en place tout le long d’une vie complexe. L’hypnose et la sophrologie viennent compléter cette approche thérapeutique pour accompagner les angoisses qui peuvent surgir avec le manque et proposer des outils efficaces de relaxation et de retour à l’apaisement.
Angoisse de séparation : distinguer le normal du pathologique de l’enfant à l’adulte
L’angoisse de séparation : de la construction du lien à la conquête de l’autonomie Dès la vie in utero, le fœtus vit dans une fusion totale avec sa mère. Tous ses besoins sont comblés sans qu’il n’ait à les exprimer, dans une forme d’osmose parfaite. La naissance vient rompre brutalement cet état de complétude : elle constitue un premier traumatisme, une expérience de perte, qui marquera toute la vie psychique. Le nouveau-né cherche instinctivement à retrouver cette unité perdue. Dans les premiers mois, il est animé par une angoisse primitive, dite de dispersion, liée à la peur d’être morcelé, de se désintégrer, tant son Moi est encore fragile. Cette angoisse fonde paradoxalement la pulsion de vie : c’est elle qui pousse le bébé à créer du lien, à chercher le regard et la présence de sa mère. Peu à peu, le nourrisson découvre qu’il est un être distinct. Autour de six à huit mois, il réalise que sa mère peut s’absenter. C’est le moment où apparaît l’angoisse de séparation. Cette étape est normale et même essentielle : elle permet à l’enfant de poser les bases de sa future sécurité intérieure et de son autonomie. Apprendre à se séparer, c’est apprendre à exister par soi-même. Une étape normale du développement Les psychanalystes ont largement étudié ce processus. Pour Mélanie Klein, la séparation s’amorce dès les premiers mois de vie. Le bébé vit d’abord dans une position dite schizo-paranoïde : il perçoit sa mère comme une succession de “bonnes” et de “mauvaises” figures selon qu’elle satisfait ou frustre ses besoins. Cette oscillation entre amour et haine lui permet de commencer à distinguer le bon du mauvais objet. Puis vient la position dépressive, moment clé où il comprend que la mère est un être total, à la fois bon et mauvais. Cette prise de conscience suscite de la culpabilité et le désir de réparer, tout en renforçant la capacité à supporter la séparation. Jacques Lacan a décrit un autre moment décisif : le stade du miroir. En se reconnaissant dans son reflet, l’enfant prend conscience de son unité corporelle et psychique. Il découvre qu’il n’est plus confondu avec sa mère. Ce moment fondateur symbolise le passage de la fusion à la différenciation, de l’imaginaire au symbolique. L’enfant comprend qu’il peut être lui-même, séparé mais relié, et qu’il peut exister dans le regard de l’autre sans s’y perdre. Pour Françoise Dolto, cette découverte du corps propre et du reflet est surtout l’expression d’une “individuation narcissique” déjà amorcée. Le miroir ne crée pas la conscience de soi, il vient la confirmer. C’est un moment de vérité, parfois douloureux, où l’enfant mesure la distance entre ce qu’il imaginait être et ce qu’il est réellement. René Spitz a, quant à lui, observé les étapes de la genèse du Moi à travers les interactions précoces. Il identifie trois organisateurs du psychisme : le sourire, l’angoisse du huitième mois (ou angoisse de l’étranger) et le “non”. L’angoisse face à l’étranger témoigne de la reconnaissance d’un lien privilégié avec la mère. Ce n’est pas la peur de l’autre, mais la peur de perdre l’objet d’amour principal. Dans la continuité, Margaret Mahler décrit la “phase de séparation-individuation”. L’enfant, d’abord fusionné avec sa mère, entre dans une période d’autonomisation progressive. Il s’éloigne, explore, revient. C’est l’époque des allers-retours rassurants entre le monde et les bras maternels. Ces expériences, soutenues par un attachement sécure, construisent la confiance fondamentale. L’objet transitionnel, souvent le fameux “doudou”, vient servir de pont entre la présence et l’absence. Il rassure l’enfant et symbolise la continuité du lien, même en cas d’éloignement. Enfin, Donald Winnicott introduit la notion de “mère suffisamment bonne”. Elle n’est pas parfaite, mais suffisamment ajustée aux besoins de son enfant. Dans ses bras, le bébé expérimente la sécurité et la confiance nécessaires pour tolérer la frustration et apprendre peu à peu la séparation. Trop de fusion empêche l’autonomie, trop de distance engendre l’insécurité. L’équilibre réside dans la capacité du parent à “tenir” émotionnellement l’enfant tout en le laissant s’individuer. Quand l’angoisse devient pathologique Parfois, cette étape naturelle se complique. Les travaux de John Bowlby sur l’attachement ont montré que la qualité des premiers liens influence durablement la gestion de la séparation. Un attachement sécure permet à l’enfant d’explorer le monde avec confiance. Un attachement insécure — évitant, ambivalent ou désorganisé — crée au contraire un terrain anxieux propice à des angoisses de séparation pathologiques. Dans les formes évitantes, l’enfant se détache en apparence mais intériorise une méfiance envers autrui. Dans les formes ambivalentes, il oscille entre dépendance et colère, réclamant la présence du parent tout en la rejetant. Le style désorganisé, souvent lié à des contextes traumatiques, se manifeste par des comportements contradictoires : l’enfant s’approche tout en détournant le regard, paralysé entre peur et besoin d’amour. Les recherches sur les effets des séparations précoces — notamment celles de Spitz à travers ses études sur les bébés hospitalisés — ont montré combien l’absence prolongée de la mère ou d’une figure de substitution stable peut engendrer des troubles graves : inhibition, repli, perte d’appétit, puis dépression anaclitique. Le visage maternel, véritable miroir du Moi en construction, est alors essentiel : il renvoie à l’enfant une image de lui-même comme être digne d’amour et capable de vivre dans le monde. Les attachements insécures, les carences affectives, les traumatismes précoces ou encore les environnements familiaux anxieux peuvent faire basculer l’angoisse de séparation du côté du pathologique. L’enfant peut alors développer une peur démesurée de la perte, une hypersensibilité à l’absence ou un besoin constant de réassurance. Les manifestations de l’angoisse de séparation chez l’enfant Chez l’enfant, l’angoisse de séparation devient pathologique lorsqu’elle dépasse ce que l’on attend de son âge et de son développement. Elle se manifeste souvent lors de l’entrée à la crèche ou à l’école. Les séparations deviennent des moments de détresse intense : pleurs inconsolables, refus d’aller à l’école, troubles du sommeil, maux de ventre ou de tête. L’enfant s’accroche à ses parents, craint qu’il leur arrive un malheur ou qu’ils ne reviennent pas.
Burnout parental : Quand l’épuisement s’invite dans la parentalité
Devenir parents est une aventure riche en émotions … mais aussi en défis. Entre nuits hachées, charge mentale, perte de repères et fatigue chronique, il arrive que le quotidien devienne si lourd qu’il mène à un véritable épuisement : le burnout parental. Il ne s’agit pas d’une simple fatigue passagère. C’est un état d’épuisement physique, émotionnel et mental lié au rôle de parent qui survient lorsque les ressources individuelles ne suffisent plus à faire face aux exigences du quotidien familial. Par des séances de TCC et de psychanalyse, nous proposons des accompagnements de thérapie combinée pour venir à bout du burnout et retrouver l’harmonie familiale. En travaillant sur les schémas de pensées négatifs, la planification du quotidien, l’apprentissage de la gestion des émotions. Puis, en développant sur les idéaux de chacun, les mécanismes de défense en place, l’amélioration de la communication dans le couple. Nous ajoutons également L’hypnose et la sophrologie comme outil pour revenir à la sérénité et au calme intérieur. Premiers signes du burnout à repérer : Épuisement profond : une fatigue qui ne passe pas, même après du repos. Une sensation d’éreintement constante. Perte de plaisir à être avec ses enfants, impression de « fonctionner en mode automatique ». Mise en place de stratégies de fuite pour échapper aux moments plaisants. Culpabilité : Elle ne cesse d’augmenter à mesure que l’état psychique se détériore. Les parents concernés ont l’impression d’être de mauvais parents Irritabilité : on note une labilité émotionnelle forte allant de pleurs fréquents à une colère incontrôlée parfois pour des évènements anodins, puis de l’anxiété. Isolement, repli sur soi : plus la situation se détériore avec l’entourage et plus la personne se sent seule. La solitude deviendra ensuite un mécanisme de défense pour éviter de se confronter à la réalité du quotidien. Baisse d’estime de soi : entre ce qu’on imaginait de la parentalité et ce qu’elle est réellement. On se dit alors « je ne gère pas du tout comparé aux autres », « aucun enfant ne mérite un parent comme moi », « je ne mérite pas d’être mère/père ». Ce phénomène est exacerbé par les réseaux sociaux et le bombardement de concepts de parentalité parfaite et toute en bienveillance. Envie de fuir : Ces sentiments de culpabilité, ces pensées négatives vont faire que la personne peut se dire que la vie familiale est bien mieux sans elle. Elle peut manifester un besoin de tout quitter allant jusqu’à la fuite elle-même et dans les cas les plus graves au suicide. Le plus souvent parmi nos patients nous rencontrons des mamans de plusieurs enfants en bas âge qui se sentent toujours débordées. Chaque matin est une course contre la montre. Le moindre oubli (rdv, impératif pour les enfants, activité professionnelle) est vécu comme un énième échec In fine, elles ne prennent plus plaisir à s’occuper des enfants, deviennent irritable et culpabilisent de ne plus être « la maman qu’elles voudraient être ». Le conjoint de son côté ne comprend pas toujours leurs fatigues, ni leurs sautes d’humeur. Les tensions s’accumulent. La première chose que nous avons envie de dire à ces femmes (et hommes aussi) c’est qu’elles/ils font de leur mieux et que tout être humain à leur place réagirait de la même manière, qu’il est normal de ressentir de la lassitude et qu’il est impossible de réussir sans casse dans tous les domaines de la vie. Ce article est là pour alerter car ces signes peuvent apparaître progressivement, parfois dès les premières semaines après la naissance, parfois plus tard, lorsque les responsabilités s’accumulent. En prévention, il est alors primordial pour les personnes concernées par le burnout Les conséquences du burnout sur la famille et le couple Le burnout parental ne touche pas uniquement le parent concerné : il impacte toute la dynamique familiale. Les enfants peuvent devenir anxieux, agités, ou au contraire se renfermer. La relation parent-enfant se fragilise : le parent devient moins disponible affectivement, se montre plus distant. Le couple est mis à rude épreuve : incompréhensions, disputes fréquentes, distance émotionnelle allant jusqu’à la rupture amoureuse ou le divorce Epuisement du conjoint qui aura pris le relai seul face à la détresse de l’autre parent Quand un parent est en souffrance, il ne prend plus de temps pour lui, ni pour son couple. Le conjoint est mis de côté et le silence s’installe. La complicité s’efface au profit de l’organisation logistique. Cela s’en ressent dans le couple, et ensuite sur les enfants qui finissent par percevoir l’éloignement entre les parents. Nous savons pourtant que ce burnout parental n’est pas une fatalité. Il s’agit seulement d’un signal d’alerte indiquant que le fonctionnement familial n’est pas bon. C’est pourquoi dans notre cabinet nous travaillons avec la personne concernée par le burnout mais aussi avec le reste de la famille, pour accompagner tout le monde vers un schéma de vie plus harmonieux où chacun retrouve la sérénité et le bonheur. Deux types d’accompagnement au burnout : l’un préventif avant la naissance : pour mieux anticiper les changements et poser des bases solides pour votre équilibre personnel, conjugal et familial. l’autre « curatif » après l’arrivée de bébé : pour mieux s’organiser, déléguer, réajuster les attentes, retrouver du sens dans votre rôle de parent. Comment prévenir ou sortir du burnout parental ? Voici quelques pistes d’accompagnement : Préparer l’arrivée de bébé de manière réaliste : aborder les attentes, organiser l’espace familial, répartir les rôles, travailler Mettre en place des routines simples et flexibles pour alléger la charge mentale. Renouer avec ses besoins personnels : retrouver du temps pour soi, même quelques minutes par jour. Renforcer la communication dans le couple : apprendre à exprimer ses besoins sans accusation. Journée : Les piliers de la parentalité Familles traditionnelles, homoparentales, recomposées, parcours PMA solo : Peu importe, vos choix de vie, nous nous sommes tous déjà demandés comment anticiper au mieux l’arrivée de notre enfant. Cette journée pédagogique vous donnera les clés pour anticiper et adopter les bons réflexes tout au long de votre parcours parental. Découvrir Programme jeunes parents Ce programme vise à aider les jeunes parents à traverser la période difficile de
Addiction aux écrans : Nos enfants, tous accros ?
Focus : Addiction aux écrans chez les enfants et les adolescents Qu’on le veuille ou non, les écrans font partie intégrante de nos vies. Ils sont omniprésents dans notre quotidien et ils peuvent devenir envahissants et notamment chez les plus jeunes. Les écrans et leur usage excessif sont souvent minimisés, banalisés. Pourtant, les mécanismes psychiques en place sont les mêmes que dans toute autre addiction. Ainsi, le risque n’est pas tant dans l’écran lui-même que dans la fonction qu’il vient occuper pour l’enfant ou l’adolescent. S’ils sont des outils utiles d’apprentissages, de partage, de créativité, de lien social, ils deviennent problématiques lorsque l’exposition est massive trop précocement dans le développement de l’enfant ou lorsque l’utilisation sert de refuge à la souffrance intérieure, notamment chez les ados. Ils sont aussi pour les parents un moyen de trouver un peu de calme et de temps off dans la parentalité. Utilisés avec parcimonie, cela ne pose pas de problème. Toutefois, s’ils deviennent le seul moyen pour occuper l’enfant, il sera intéressant de considérer ce qui, dans la vie quotidienne, pousse les parents à laisser les enfants devant les écrans. Sans jugement, le but est surtout de comprendre les mécanismes en place et les rectifier pour répondre au mieux aux besoins de tous. Nous avons décidé de mettre en place un accompagnement spécifique lié à l’addiction chez l’enfant. L’objectif est de proposer une approche pluridisciplinaire qui va intégrer toute la famille. En alliant la thérapie analytique (psychanalyse) avec la TCC (Thérapie Cognitivo-comportementale), nous pourrons réinterroger le vécu de l’enfant et de ses parents, comprendre les mécanismes de défense en place, la nécessité derrière le comportement addictif, le bénéfice secondaire inconscient qu’elle implique. Cela permettra d’intellectualiser les schémas de pensées du quotidien, en reprenant le contrôle sur les comportements, en les comprenant mieux et en recréant de nouveaux mécanismes d’accès à la récompense pour permettre à la personne de sortir de l’enfermement de l’addiction. En complément et pour parfaire la mise en place de ces nouvelles habitudes, nous proposons des thérapies douces comme la sophrologie et l’hypnose, pour accompagner tous ces processus thérapeutiques, donner des clés concrètes d’aide à une meilleure gestion des émotions, de l’anxiété, du stress. Au fur et à mesure, on observe chez le jeune une meilleure estime de soi, un gain de confiance qui l’amènera à abandonner le comportement addictif. Pourquoi les écrans captivent autant les jeunes ? Les écrans activent les mêmes circuits de récompense que les drogues : stimulation visuelle, plaisir immédiat Ils offrent une échappatoire aux pressions (stress, anxiété, phobie scolaire, conflits familiaux, solitude…). Ils leur permettent de se créer une identité virtuelle, souvent idéalisée, dans un monde où l’apparence et la performance prédominent Comment repérer une utilisation problématique ? Voici quelques signes qui peuvent alerter : Irritabilité ou agressivité lorsqu’on demande d’éteindre l’écran Isolement progressif, désintérêt pour les activités sociales ou créatives Retrait scolaire, troubles du sommeil, baisse de motivation Écran utilisé pour fuir les émotions, éviter les conflits ou combler un vide L’écran devient un moyen de lutte contre l’angoisse Conséquences de l’addiction aux écrans chez l’enfant sur la famille Perte de communication au sein de la famille L’enfant ou l’adolescent passe de plus en plus de temps devant les écrans (jeux vidéo, réseaux sociaux, YouTube, etc.) et de moins en moins de temps à interagir avec ses proches. Les repas deviennent silencieux, les sorties familiales sont refusées, les discussions sont difficiles voire conflictuelles. Il y a petit à petit un éloignement affectif malgré la présence physique de l’enfant Tensions dans les relations parents/enfants Les parents se sentent souvent impuissants face à l’emprise que les écrans exercent sur leur enfant. Les conflits s’intensifient : disputes autour du temps d’écran, punitions inefficaces, tentatives de contrôle qui finissent en affrontements. Certains parents culpabilisent : « Ai-je mal agi ? », interrogent leur propre utilisation : « est-ce moi qui lui ai transmis cette addiction ? », d’autres se sentent frustrés : « Il ne m’écoute plus, je ne le reconnais pas ». Impact sur le couple parental Face à l’addiction de l’enfant, les parents peuvent adopter des positions opposées : L’un veut poser des limites strictes, l’autre préfère minimiser et “laisser faire” pour éviter les conflits. Ces désaccords peuvent créer des tensions dans le couple, voire des conflits conjugaux plus profonds. Impact sur la fratrie Les frères et sœurs peuvent ressentir de la frustration ou de la jalousie, se sentant délaissés en voyant l’attention des parents focalisée sur la gestion de l’addiction. Dans certains cas, ils peuvent aller jusqu’à également développer des comportements addictifs similaires, comme une manière inconsciente de capter l’attention ou de reproduire ce qu’ils observent. Il peut y avoir des disputes dans la fratrie et du ressentiment. On peut noter des changements de comportements , plus agressifs chez les frères et sœurs là encore pour signifier un manque et attirer l’attention des parents. Isolement progressif de l’enfant L’addiction aux écrans peut conduire au retrait social : l’enfant privilégie son monde virtuel au détriment de ses relations réelles (amis, famille, enseignants…). En tant que parents, cela peut être très inquiétant : on voit son enfant s’éloigner, sans réussir à le rejoindre, ni parvenir à faire émerger chez l’enfant d’autres centres d’intérêts que les écrans. Conséquences scolaires et émotionnelles Une consommation excessive d’écrans nuit souvent au sommeil, à la concentration et aux résultats scolaires. On observe aussi une baisse de motivation, des sautes d’humeur, une irritabilité ou une tristesse masquée derrière les jeux ou les vidéos. Pour les parents, c’est un signal d’alarme difficile à ignorer. L’addiction aux écrans n’est pas une fatalité. Il est possible de retrouver un équilibre familial en comprenant que l’addiction aux écrans n’est pas une simple question de manque de volonté . Elle traduit souvent un besoin émotionnel insatisfait : recherche de connexion, besoin de reconnaissance, fuite face à l’anxiété ou au stress. En aidant l’enfant à mieux comprendre sa relation aux écrans, et en accompagnant les parents dans la mise en place de nouvelles dynamiques familiales, il est tout à fait possible de retrouver un climat apaisé à la maison .