Qu’est ce que l’angoisse ?
L’angoisse se rapproche de l’anxiété car elle est toujours prédictive et anticipatoire. Toutefois, la traduction de l’angoisse dans le corps est plus marquante se manifestant par des crises amenant un sentiment d’oppression, d’étouffement, la sensation d’une mort imminente.
Elle est le signal d’un mal-être psychique important sur lequel il est compliqué de mettre des mots précis pour le patient. Souvent vécue en silence, la personne se sent seule et encore plus isolée dans son mal-être.
Les sensations physiques sont telles que la personne peut penser à une origine somatique de ses troubles (problèmes respiratoires ou cardiaques, maladies de l’estomac etc.)
Elle se caractérise par des crises provoquant une sensation d’oppression dans la poitrine, des difficultés respiratoires, une augmentation du rythme cardiaque, un nœud dans la gorge ou l’estomac, une boule au ventre. C’est ce qu’on appelle communément la crise d’angoisse ou l’attaque panique.
Cet état de détresse est tel que nous avons souhaité accompagner les personnes atteintes et leur entourage. Comme vous le verrez dans cette article, quand une personne de la famille souffre d’angoisse, c’est en réalité sur tous les membres que cela se répercute. Il n’est pas rare de voir apparaitre l’angoisse progressivement chez chaque membre à des niveaux différents.
L’angoisse n’est pas une fatalité, il y a des solutions. Nous croyons en l’efficacité de la combinaison de plusieurs thérapies pour des résultats efficaces et rapides avec comme socle une alliance TCC et thérapie psychodynamique. On définit ensemble vos besoins et le programme adapté.
Nous ajoutons en complément des séances d’’hypnose et de sophrologie pour imprimer durablement la sérénité en vous.
Quand l’angoisse touche un parent
Nous avons été confrontés à beaucoup de parents qui vivent des moments d’angoisse très violents — palpitations, étourdissements, peurs incontrôlables, sentiment d’être submergé, sans comprendre pourquoi.
Souvent, ils essaient de «tenir» pour leurs enfants, leur couple mais cette douleur intérieure se traduit quotidiennement par
- Une fatigue mentale extrême
- Une irritabilité inexpliquée
- Des absences émotionnelles fréquentes
- Un besoin constant de tout contrôler pour ne pas perdre pied
- Une culpabilité énorme en se sentant faible et en proie à la peur
Quelles conséquences sur la famille ?
Quand un parent vit quotidiennement dans l’angoisse, peu importe que cela soit sous la forme de crise d’angoisse, de crise de panique, de peurs incontrôlables ou d’une tension constante cela se répand peu à peu dans toute la famille , comme une onde de choc silencieuse qui modifie le climat émotionnel à la maison.
Parmi les conséquences les plus fréquentes, on a :
- Un climat familial tendu et instable
Un parent angoissé va vivre de nombreux changements d’état émotionnel, passant du calme à un état d’alerte maximale. Tout le monde entre alors en vigilance pour limiter un maximum l’angoisse.
- Des tensions accrues dans le couple
L’autre parent peut se sentir désemparé face à ces montées d’angoisse. Ne sachant comment aider, Il peut avoir du mal à comprendre ce qui se joue pour l’autre et peut se retrouver submergé par les ressentis du conjoint et la nécessité de préserver le reste de la famille. Cela peut générer des conflits, de l’éloignement, une perte de complicité menant parfois à la rupture amoureuse voire au divorce.
- Un impact sur les enfants:
Les enfants perçoivent intuitivement l’état émotionnel de leurs parents. Ils peuvent ressentir une insécurité affective et cela peut les pousser à :
- L’hypervigilance (anticiper tout danger ou comportements pouvant mener à la détresse du parent)
- Développer lui-même de l’anxiété ou des phobies par mimétisme ou comme signal d’alerte
- Se replier sur lui-même ou au contraire, exprimer sa détresse par des crises ou de l’agressivité.
- Perte de repères et de joie de vivre : Il n’y a plus de place laisser à l’imprévu. Les sorties, les projets ou simplement les moments de détente sont annulés ou vécus dans la tension. On pense à survivre au quotidien plutôt qu’à en profiter.
- Sentiment de culpabilité et isolement : Le parent ressent souvent de la honte ou de la culpabilité (“Je n’arrive pas à être là pour eux”, “Je leur gâche la vie”). Cela peut le pousser à s’isoler davantage, ce qui accentue encore la distance avec ses proches et augmente le niveau d’angoisse. Ils culpabilisent d’autant plus qu’ils ne trouvent pas de raisons apparentes à leur angoisse.
Cette liste n’a pas volonté à culpabiliser le parent anxieux mais à tenir compte de tout ce qui se joue quand l’un des membres de la famille est en souffrance. S’attaquer au système est inévitable si l’on veut un retour à la sérénité et l’harmonie familiale.
Quand l’angoisse touche un enfant
Un enfant peut développer de l’angoisse face à une situation imprévisible, une séparation, ou même une atmosphère familiale chargée d’inquiétude. Il peut :
- Manifester des crises de panique, des crises d’angoisse sans cause apparente
- Exprimer un manque de confiance en lui : une peur constante de faire une erreur,
- Présenter une anxiété de séparation avec les parents
- Présenter des symptômes physiques (mal au ventre, maux de tête) sans cause médicale
Quelles conséquences sur la famille
- Tension émotionnelle importante
Les parents peuvent vivre une montée d’inquiétude constante : « Et si ça recommence ? » « Pourquoi il ne va pas mieux ? ». Dans un état d’hypervigilance permanente, la charge mentale des parents est énorme.
- Perturbation du rythme familial
Un enfant en proie à l’angoisse peut avoir du mal à dormir seul, à aller à l’école, à sortir de la maison ou même à participer aux activités quotidiennes. Cela peut entraîner des retards, annulations, ajustements permanents… ce qui finit par bouleverser le quotidien de tous.
- Impact sur la fratrie
Les frères et sœurs peuvent ressentir de la frustration, de la jalousie ou de l’incompréhension face à l’attention accrue portée sur l’enfant anxieux. Ils peuvent avoir du ressentiment face aux bouleversements du quotidien liés à l’angoisse de leur frère/sœur. Ils peuvent finir par développer eux-mêmes de l’angoisse.
- Conflit entre les parents
Face à l’angoisse de l’enfant, les parents peuvent adopter des approches différentes et se montrer en désaccord sur l’éducation (l’un plus stricte et l’autre plus docile)
- Sentiment d’impuissance ou de culpabilité
Beaucoup de parents se sentent coupables (« Est-ce que c’est ma faute ? », « Qu’avons-nous fait de mal ?), démunis (« Je ne sais plus quoi faire ») ou frustrés (« Pourquoi personne ne nous aide ? », «Pourquoi nous ? »). Cette détresse parentale peut à son tour renforcer l’angoisse de l’enfant.
Le cercle infernal : quand l’angoisse du parent alimente celle de l’enfant (et vice-versa)
Il arrive souvent qu’un mécanisme inconscient s’installe :
- Le parent ressent de l’angoisse → devient plus protecteur, anxieux ou distant → l’enfant capte cette tension → développe à son tour de l’angoisse.
- L’enfant exprime son angoisse → le parent se sent coupable ou impuissant → son angoisse personnelle augmente → il réagit encore plus fortement → et ainsi de suite…
Cela crée un cercle vicieux de peur et de culpabilité qui impacte non seulement leur relation, mais aussi les autres membres de la famille, le sommeil, les repas, les sorties, la scolarité de l’enfant.
Quelles solutions ?
Pour cela nous proposons de vous accompagner en famille via plusieurs thérapies combinées pour permettre à tous un retour au calme et éviter ce cercle vicieux de l’angoisse.
Tout d’abord, par l’exposition, notamment avec les TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementale) pour reprendre possession de ses sensations corporelles, intellectualiser les origines de l’angoisse. Il s’agira aussi de travailler sur les pensées négatives pour habituer le cerveau à d’autres stratégies de défense. La thérapie psychodynamique en complément est très indiquée pour identifier la cause de l’apparition de ces symptômes d’angoisse. Il sera alors intéressant de se questionner sur l’origine de ce besoin de contrôle et de cette hypervigilance, l’impact sur l’estime de soi à long terme tout en travaillant aux mécanismes de défense en place. Par un accompagnement de bout en bout, et avec l’alliance également de la sophrologie et de l’hypnose, nous vous permettront d’acquérir les stratégies d’adaptation idéales et nécessaires à un retour au calme et à la sérénité. Autant d’éléments que vous pourrez utiliser et ré-utiliser au quotidien en cas de difficultés pour vous même ou votre enfant.
