Selon les données 2023 de la Haute Autorité de Santé (HAS) les troubles du neurodéveloppement (TND) touchent 5% de la population, soit environ 35 000 naissances par an. Les diagnostics de TND sont en constante augmentation et on observe une explosion des diagnostics de TDAH qui touchent 5% d’enfants et d’adolescents. La dyslexie touche quant à elle entre 5 et 17% d’enfants en âge d’être scolarisés. 6% de la population présente un trouble développemental de la coordination (auparavant appelée dyspraxie). 1% de la population présente un Trouble du Spectre Autistique (TSA) et 1% une déficience intellectuelle.
Derrière ces acronymes et ces données se cache une réalité de vie complexe invisible du grand public. Après des mois, des années de souffrance, d’incompréhension et de conflits familiaux, l’annonce du diagnostic est souvent un soulagement pour les parents, leur permettant de déculpabiliser leur manière d’aborder la parentalité. Les familles peuvent enfin mettre un mot sur ce qui touche leur enfant. Toutefois, elle est aussi synonyme d’inquiétude et de nombreux questionnements : Qu’en sera-t-il de l’avenir de leur enfant ? Comment gérer la scolarité ? Comment avancer en faisant abstraction du regard des autres ? On observe aussi un grand sentiment de solitude. Les familles vivant souvent ces épreuves dans le secret essayant un maximum de s’aligner avec un semblant de « normalité » malgré la difficulté de leur quotidien et la fatigue cumulée.
Cet article vise à apporter un éclairage sur ces troubles pour mieux les comprendre, reconnaitre le vécu de l’enfant et de sa famille et proposer des pistes d’accompagnement novatrices permettant un soutien de bout en bout et pour toute la structure familiale, en permettant dans les cas où cela est possible d’éviter la médication. Derrière les défis, il y a des ressources existantes, des capacités d’adaptation possibles et de beaux chemins de résilience.
Qu’entend-t-on par TND ?
Il s’agit de l’ensemble des troubles apparaissant très tôt dans l’enfance, généralement avant l’entrée en à l’école et affectant le développement du cerveau. Ils influencent des fonctions essentielles comme l’attention, le langage, la motricité, la régulation émotionnelle, les interactions sociales ou encore les apprentissages. Ils impactent le développement du fonctionnement personnel, social, scolaire et/ou professionnel.
Parmi les principaux troubles identifiés :
- Le TSA (trouble du spectre de l’autisme) : Trouble du développement neurologique caractérisé par une altération de l’interaction sociale, de la communication, des comportements répétitifs et stéréotypés (répétition d’un geste ou d’une parole en décalage avec la réalité du moment), un développement intellectuel dysharmonieux et parfois un handicap intellectuel associé. La prise en charge est comportementale (TCC : Thérapie Cognitivo-Comportementale notamment) et parfois médicamenteuse.
- Le TDAH (trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité) : il se caractérise par une faible attention ou une attention de courte durée et/ou une activité excessive ainsi qu’une impulsivité en décalage avec l’âge de l’enfant qui affecte ses fonctions et son développement. Le traitement passe par la transformation du comportement avec la TCC (Thérapie Cognitivo-comportementale), la thérapie analytique systémique pour mieux comprendre l’environnement familial et en dernier recours, la prise de psychostimulant comme la ritaline (méthylphénidate).
- Les troubles des apprentissages (DYS) : Il s’agit de pathologies entrainant un décalage entre le niveau potentiel de l’enfant et ses performances scolaires réelles. Ils contiennent les déficiences, difficultés de concentration ou d’attention, le développement du langage, de l’activité motrice et le traitement des informations visuelles et auditives. Ils altèrent le fonctionnement personnel, social, scolaire et/ou professionnel et engendrent des difficultés d’acquisition, de maintien ou l’application de compétences. On compte la dyslexie, la dysphasie, la dysorthographie, la dysgraphie, la dyscalculie, la dyspraxie.
- La déficience intellectuelle ou handicap mental : Il s’agit d’un fonctionnement intellectuel sensiblement inférieur à la moyenne (< 70 /75) associé à des carences dans les fonctions adaptatives : communication, autonomie, compétences sociales, soins personnels, utilisation des ressources sociales et maintien de la sécurité personnelle.
Par les différentes thérapies que nous proposons, nous pourrons aider les parents à exprimer le poids de leur quotidien, en apportant des réponses à leurs questions face au diagnostic qui a été posé. Dans les cas de TDAH, il sera intéressant d’associer la psychanalyse (notamment sous la forme de thérapie systémique familiale) et la TCC avant d’envisager la médication de l’enfant. En complément, par la sophrologie et l’hypnose, nous aidons les familles à travailler sur leur mental, le stress du quotidien et l’apaisement des tensions.
Quel vécu pour l’enfant ?
Un enfant porteur de trouble vit souvent dans un monde qui ne lui ressemble pas. Il doit s’adapter en permanence à des normes qui ne sont pas adaptée à son individualité, sans pouvoir exprimer son mal-être. Toujours confronté à sa différence, il grandit dans une réalité complexe :
- Une surcharge sensorielle : bruit, lumière, foule… peuvent envahir le psychisme de l’enfant jusqu’à devenir insupportable et provoquer des réactions excessives d’évitement, de pleurs, de colère et parfois d’auto-agressivité.
- Des difficultés de régulation émotionnelle : face à la frustration, à l’échec ou à une consigne floue, l’enfant peut se sentir submergé. Il peut vouloir abandonner voire aller jusqu’à la provocation se sentant démuni. A force de conflits, ce mécanisme de défense peut devenir une habitude de fonctionnement. On pense alors à tort à un trouble du comportement masquant la réalité de sa détresse face à un environnement qu’il ne comprend pas et qui ne s’adapte pas à lui.
- Un effort cognitif constant : comprendre les consignes, rester concentré, « faire comme les autres » demande une énergie considérable. Il est parfois même impossible pour l’enfant de suivre une journée classique en classe. Cela peut créer une véritable souffrance et l’enfant peut finir par manifester une anxiété, du stress avant d’aller à l’école. En rentrant de l’école, il peut aussi décharger toute cette énergie contenue sur des parents fatigués de leur propre journée. Cela entraine alors des soirées conflictuelles, des difficultés de communication parents/enfants et des conflits conjugaux en cas de désaccords éducatifs.
- Un sentiment d’incompréhension : l’enfant peut se percevoir comme “différent”, “en décalage”, voire “nul” ou “trop”. Cela a un impact considérable sur l’estime de lui. Sans cesse pris en défaut, sa différence toujours pointée du doigt, il se sent incompris et peut terminer par se murer dans le silence. La confiance envers les adultes diminuant à mesure que son décalage avec le quotidien augmente.
Ces enfants ne cherchent pas à déranger. Ils ne sont pas paresseux, insolents ou dans l’opposition volontaire. Leur comportement exprime un besoin non comblé ou une difficulté d’adaptation à un environnement inadapté.
Derrière les crises, les blocages, ou les replis, il y a souvent une détresse silencieuse. Et un profond besoin d’être compris, soutenu, sécurisé.
Vécu de la famille (fratrie et parents) :
La famille est alors confrontée à des bouleversements quotidiens avec des besoins d’adaptation permanent, une fatigue chronique (chaque tâches, chaque demande étant toujours plus complexe et énergivore). Quand l’enfant a démarré l’école, les parents ressentent une pression quotidienne, chaque journée d’école étant rythmée par l’angoisse. « Y aura-t-il encore un mot de la maitresse aujourd’hui ? », « Pourquoi lui ? Qu’avons-nous fait pour qu’il soit si provocateur ?, « Allons-nous passer une soirée sans cris, ni dispute ? » et tant d’autres encore. Les parents découragés peuvent voir surgir des tensions au sein du couple et dans les relations entre frères et sœurs « Il y a toujours des problèmes avec mon frère », « il n’y en a que pour lui », « je ne peux pas jouer avec elle car elle ne tient jamais en place ».
Comment aider ?
Il est important d’avoir un œil particulièrement attentif au reste de la famille. Sans elle, on ne peut pas accompagner correctement l’enfant. Il est nécessaire de travailler avec tout le système de manière pluridisciplinaire pour l’aider ainsi que le reste de la famille à retrouver la sérénité. Nous avons crée un programme spécifique adapté à la gestion du trouble chez l’enfant et son impact dans la famille. En 4 mois, chaque semaine vous bénéficierez d’un accompagnement familial pluridisciplinaire (TCC, psychanalyse, sophrologie et hypnose).
Avec la TCC nous accompagnons les parents à aménager le quotidien (routines, repères visuels, espaces de pause, etc…). Par la psychanalyse, nous encouragerons les parents à retrouver leur estime d’eux même et nous accompagnerons l’enfant à améliorer sa confiance en lui en l’aidant à identifier ses points forts (créativité, énergie à compenser dans le sport etc.). Nous donnerons aussi tous les conseils nécessaires à l’instauration d’une communication claire, patiente, limitante et bienveillante permettant à l’enfant d’entrer en réussite.
Face à tous ces diagnostics, ces relations médicales, il est bon de rappeler que le trouble ne résume pas l’enfant. Il s’agit seulement d’une variable permettant de mieux le comprendre. Il ne s’agit pas non plus d’un échec éducatif ou affectif fatal.
Les TND représentent un défi immense et les parents poussés à faire ce chemin seuls sont très souvent démunis face à l’ampleur de ce qui arrive à leur enfant. Le moins que l’on puisse dire c’est que les enfants nous surprennent toujours par leur capacité d’adaptation. Nous sommes tous différents, il suffit simplement de s’adapter à chacun pour offrir une chance à tous de s’épanouir dans la société en tant que parent, enfant et adulte en devenir.
Troubles Du Développement Neurologique (TND)
Votre enfant présente un TND (TDAH, DYS, TSA) et vous vous sentez démunis face au diagnostic et un quotidien difficile pour lui et toute la famille ? Vous n’êtes pas seuls et il existe des solutions pour aider votre enfant à s’adapter.
